lepetitmondedeloris
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Rechercherc'est joliment dit. quoique je me demande si ce n'est pas une déclaration à ... l'oreiller :) . http://chez-ra
Par chez-raoul, le 13.04.2020
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Par Anonyme, le 01.03.2020
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je l ignore mais, très touché que la photo vous ait plu.
Par Anonyme, le 12.02.2019
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Date de création : 08.02.2015
Dernière mise à jour :
27.12.2025
570 articles
Je glisse.
Je viens de naître. À peine une vibration. Une brûlure douce dans ton œil. Je m’arrondis. Je deviens moi. Une larme. Ta larme.
Je me laisse tomber. Je n’ai pas le choix. Je suis le sel et l’eau. Je roule. Je caresse ta joue. Ta peau brille sous ma lumière. Je trace un sillon pâle, presque nacré. J’existe.
Je voudrais dire que je suis forte. Que je suis fière de naître de toi. Pourtant je ne suis qu’une goutte fragile. Je vis quelques secondes. Mais je les vis pour toi.
J’atteins ton cou. J’y meurs un peu. J’y perds ma forme. J’y prends ton parfum. Il se mêle à moi. Il me colore. Je deviens une nuance de toi. Une nuance tendre. Une nuance triste aussi.
Moi qui rêvais d’océan, de vents salés, d’algues longues et de grandes houles, me voilà coincée dans une minuscule prison, au creux de ton épaule. Une forteresse chaude, douce, immobile d’où je ne peux m’échapper.
Je me sens ridicule parfois. Petite perle liquide. Bleue. Blanche. Transparente. Je brille, mais pour qui ? Tu ne me vois pas vraiment. Tu ne penses pas à moi. Tu penses qu’à la douleur qui m’a fait naître.
Je t’écoute. Je te sens. Le monde tremble dans ta respiration. Tout va trop vite. Puis trop lentement. La vie pèse. C’est pour cela que je suis née. Je suis ton trop-plein. Je suis ta preuve.
Soudain, je frémis. Un souffle. Une ombre blanche se penche sur moi.
Le mouchoir arrive.
Je n’ai pas le temps de protester. Je n’ai pas le temps de prier. Le tissu m’absorbe. Je disparais. Je me fonds dans la soie claire. C’est fini pour moi.
Je n’existe plus.
Enfin… pas tout à fait. Car nous sommes nombreuses. Je le sais. Je les sens, derrière moi. Tous ces frissons d’eau qui attendent. Toutes ces sœurs qui se préparent dans l’ombre chaude de tes yeux.
Nous reviendrons.
Mais pas pour te briser. Pas pour t’engloutir. Juste pour t’alléger.
Un jour peut-être, nos sanglots réunis deviendront une vague immense. Une vague douce. Une vague humaine. Et elle emportera la peine.
Je ne verrai pas ce jour. Mais une autre larme le verra.
Et ce sera assez.
Devant l’ombre d’un mur que le temps veut briser,
Il reste là debout, perdu dans le silence,
Regardant, le cœur lourd, ce bloc sans espérance
Où les terrasses vides seront bientôt visées.
Les fenêtres ouvertes respirent le passé,
Et dans l’air flotte encore, l’écho d’une existence ;
Il songe aux rires doux, à la chaleur intense
De tous ceux qui vivaient en ce lieu dépassé.
Les pierres pleurent encore leur gloire évanouie,
Et l’âme du jardin soupire en silence ;
Ainsi, dans cet endroit où s’efface la vie,
Cet homme à l’affût cherche la moindre survivance,
Il marche lentement pour la dernière fois
Et pleure son enfance et ses joies d'autrefois
le 04/10/2025 à 20h26-
En ce morne matin, il feuilletait un livre
Un album de photos, témoin intransigeant
Cruel et péremptoire comme une guitare ivre
Qui viendrait rappeler les sons d’un autre temps
Son regard s’arrêta sur un cliché jauni
Où l’on voyait encore, des mômes emplis d’espoir
Jouant une musique aux étranges harmonies
Mais persuadés qu’un jour, ils deviendraient des stars
Puis il se demanda qui étaient tous ces gens
Existaient-ils toujours ? Etaient-ils donc vivants ?
Que sont donc devenus, ces visages insouciants ?
Puisse le temps qui passe les avoirs préservés,
De l’oubli d’une époque où ils avaient 16 ans
Puissent ils, comme avant, continuer à rêver.
Le 06/06/2024 à 9h30 -